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Nouveau Pavillon 12 octobre 2017

Le Jeudi 12 octobre 2017, le Nouveau Pavillon inaugure sa saison au rythme des Balkans avec Bajka. Le quintet lavalo-renno-nazairien fait la promotion de son nouvel album « Latneiro » dont les morceaux sont nés de voyages en Europe de l’Est et peaufinés ici, en France. L’Atelier des Initiatives organise, pour l’occasion, une sortie culturelle où visite de salle et rencontre en bord de scène sont au programme.

C’est la première fois que je mets les pieds au Nouveau Pavillon. Son ADN est la « découverte » ; découverte de la scène « world » dans ce qu’elle a de plus traditionnalo-contemporain ; découverte de la créativité et du dynamisme d’un genre – peut-on seulement parler « d’un genre » quand ce dernier rassemble toutes les musiques qui ne font pas parti des principaux courants occidentaux contemporain ? La salle se trouve à Bouguenais au Centre Marcel – un centre socio-culturel géré par la ville. Lors de la visite organisée, j’apprends que le Nouveau Pavillon est une association Loi 1901 composée de 4 salariés et 15 bénévoles militants et impliqués, indispensables à la survie de la structure. La salle est de configuration « tout assis » et la scène de plein pied, ce qui favorise une vraie proximité avec l’artiste. Le régisseur nous emmène – privilégiés que nous sommes – en passerelle pour une visite technique.

Vers 20h20, le public commence à s’installer et nous faisons de même. En toile de fond, les musiques des artistes à venir : prometteur. A la demie, le Directeur et Audrey, de la communication, nous accueillent pour lancer la saison. Ils nous parlent de la problématique de la sous-représentation de la scène traditionnelle actuelle sur les ondes. Le Directeur nous raconte une anecdote sur le concert de ce soir : Céline Drancey-Katsarova – clarinettiste et chanteuse du groupe – est enceinte et il s’en est fallu de peu pour qu’elle ne soit pas là. Laurent, un clarinettiste français, spécialiste des Balkans, la remplace sur les morceaux les plus fatigants, et elle est là pour chanter – essentiellement.

La lumière tombe et les premières notes d’accordéon résonnent dans la salle. La clarinette le rejoint, suivie des percussions et des cuivres (trompette et soubassophone – un instrument de la famille des cuivres porté sur l’épaule et qui peut peser jusqu’à 15 kg). La musique est tantôt stridente et entrainante, tantôt grave et solennelle. La structure est typique des musiques des Balkans avec des temps laissant place au génie de chacun : des solos qui permettent aux musiciens d’exprimer tout leur art. Je trouve le solo de soubassophone extrêmement émouvant. Après quelques morceaux, la chanteuse fait son apparition en dansant, malgré son gros ventre. Ses gestes sont calés sur ceux des femmes de l’Est que j’ai pu voir danser lors d’un long séjour à Budapest (Hongrie). Quant à sa technique vocale elle me rappelle celle des berceuses tsiganes que j’écoute sur le très bel album-CD Didier Jeunesse « Comptines et Berceuses Tsiganes » (2014).

Ils nous parlent de voyages et nous racontent des anecdotes sur leurs amis restés là-bas, auxquels ils rendent hommage ce soir. Ils nous parlent d’accueil et du contraste entre la manière dont on les reçoit là-bas et la manière dont les Roms sont reçus ici. Ils nous parlent d’exil et de la solitude du roumain qui quitte les siens et meurt seul, sans personne pour savoir ce qu’il est devenu. Il y a beaucoup d’émotions ce soir mais également beaucoup de joies, de musiques entraînantes comme ils savent si bien faire à l’Est de l’Europe. D’ailleurs, un homme – un seul – danse en bas, à droite de la scène. Il sourit avec une expression de complétude. La musique lui appartient, il est seul avec les musiciens, comme s’ils jouaient pour lui et pour lui seul. Je suis moi-même gênée de rester assise sur ce maudit fauteuil. A Budapest, la musique était une fête : on buvait, on dansait dans des lieux tantôt miteux, tantôt minuscules ; parfois même, on se faisait jeter dehors quand l’heure était trop avancée. On partait alors sillonner les rues en dansant tandis que mes amis continuaient à jouer à s’en écorcher les mains. Là-bas, la musique était vivante – vivante au sens festif – et spontanée. C’est cela qui m’a fait tomber en amour pour l’Est : sa musique. Ce soir, de nombreux souvenirs me reviennent et c’est avec beaucoup d’émotions que je quitte le Nouveau Pavillon, avec pour seul remord de n’avoir pas eu l’audace de rejoindre ce seul danseur en bord de scène.

Par Zoé MICHEL

Bajka signe chez l'autre Distribution - Courrier de la Mayenne (05/12/13)

Dôme St Avé

Ouest-france 28/11/2011
Près de 400 personnes sont venues assister à l'apéro-concert, samedi soir, pour écouter les musiques de l'Est interprétées par le groupe Bajka. Anna Lorcy, responsable du Dôme, ne cachait pas sa satisfaction. « La saison commence enfin ! », après le petit succès rencontré par les prestations de Zaza Fournier et La Maison Tellier. C'est debout, ou assis au balcon, que le public de samedi a écouté, et fortement plébiscité Bajka qui a proposé un voyage musical au coeur de l'Europe avec des musiques traditionnelles et des compositions personnelles.

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